Un samedi soir sur terre
mars 7, 2009
Passer son samedi soir devant la télévision peut figurer dans le top 5 des soirées glauques. Bon, ça arrive : pas de soirées, pas de dîner sympa, pas de baby-sitter, la fatigue.. Bref, je cherche à me justifier là, et c’est pas le but. Le but est de vous raconter la pauvreté des programmes ce soir-là.
Je vous jure, à un moment, on avait le choix entre sur la Une un quizz animé par Carole Rousseau et Benjamin Castaldi avec entre autres Candeloro et Julie Lescot (je ne me souviens pas de son nom)… Si si, c’est pas une blague ! Et sur la deux, encore plus pathétique, Patrick Sébastien paré d’une magnifique veste violette en peau à franges, qui recevait une brochette de stars oubliées, toutes refaites et lissées, dont l’actu la plus chaude est la tournée Age Tendre et tête de bois : Karen Cheryl, Patrick Juvet, Charden de Stone et Charden, et une autre vieille dame que je ne connaissais pas. L’an-goisse. Cela a eu au moins le mérite de nous valoir une crise de fou rire tellement c’était hallucinant !
Pour finir, on s’est endormis devant la mal nommée “On n’est pas couché” de Laurent Ruquier, où les invités s’écoutent parler, et où Zeymour et Nolo sont de plus en plus énervants.
Ca nous apprendra à ne pas nous bouger et à ne même pas avoir loué un DVD.
La vie est une jungle
janvier 31, 2009
On m’a jamais dit quand j’étais petite qu’il fallait se battre pour tout, que négocier, resquiller, quémander seraient des combats de tous les jours. On m’a toujours appris de ne pas réclamer, que ça se faisait pas…
Merci l’éducation ! L’augmentation, ça se réclame pas peut-être ? Personne ne vient nous chercher par la main en nous offrant sur un plateau d’argent une augmentation, une prime ET une promo. En tout cas pas dans ma boîte
Et pour choisir les DVD et les programmes télé le soir avec son homme, c’est pas de la négociation ça ? Ok, je t’accorde Navy Seal, mais on va voir Sex and the City. Y a un reportage sur les commandos de marine ? On regarde Envoyé Spécial sur le déni de grossesse la prochaine fois.
On en vient limite à tenir des comptes ! On en est à 5 films au cinoche pour toi, tu m’en dois 3… Bon, le mieux c’est de trouver un terrain d’entente, mais c’est rare.
Ca marche aussi pour les expos (1 expo dans le mois pour une soirée de Playstation), les potes (on voit toujours tes potes, c’est à mon tour), les biberons du matin (ok pour samedi matin, tu fais celui de dimanche, sachant qu’un lendemain de cuite compte double, voire triple selon la cuite…).
Bon tout ça n’est pas très grave finalement, et là j’enfile mon costume de super-moralisatrice, d’autres sont plus malheureux que moi, et eux savent vraiment que se battre n’est pas un vain mot.
Allez, un p’tit Mathieu Boogaerts, une chanson pleine de petites bulles légères…
Ouhlala..
janvier 28, 2009
A quoi ça sert d’avoir un blog si c’est pour pas écrire dessus ??? Bah oui, c’est nul. Résolution de l’année (comment ça on est le 28 janvier ?), écrire un post tous les jours !
Pour mon come back, j’ai choisi de parler de ces stars ringardes qui fleurissent de plus en plus dans nos télés. Je veux parler de Cindy Sanders et du dernier en date, Damien Jean. Je suis fan de ce gars-là : tout en lui respire le has-been, le beauf, le ringue, le kéké. Il faut dire que le Petit Journal y est pour beaucoup…
Mais tout d’un coup, un doute m’assaille : est-ce que ce ne serait pas un énooooorme coup marketting, une manière comme une autre de percer, de se faire remarquer et peut-être, but ultime, de signer chez une maison de disques ? Certains se font remarquer par leur talent, leur originalité, leur charisme ou encore leur savoir. Pour d’autres, c’est la beaufitude leur truc, un nouveau concept très à la mode à en croire le succès de Cindy Sanders.
Bon, il faut accepter de passer pour un con aux yeux de tout le monde, mais la fin justifie les moyens comme on dit ! Le seul hic, c’est que cette success-story est en général très éphémère, mais il aura eu au moins son quart d’heure de gloire. Ca crée le buzz, on se passe les videos, on guette l’interview, la phrase culte, on analyse le style vestimentaire, bref, on se fout de sa gueule. Mais le sait-il ? Oui si c’est fait exprès, non si c’est un vrai de vrai.
Après réfelxion, et après discussion autour de moi, on est arrivés à se dire que ça ne pouvait pas être inventé de toute pièce, il est trop “authentique”. Quelqu’un aurait voulu l’inventer il aurait pas réussi, pas aussi bien en tout cas. Et puis ça fait du bien de se dire qu’il y a encore des illuminés pour nous faire rire, et surtout qui y croient !
Sur ce, bonne nuit !
Arrêtez ça !
décembre 13, 2008
Avant, quand je regardais les Miss France, c’était au 32ème degré. On était entre copines, mortes de rire devant les tenues ridicules, les phrases cultes, la bêtise des réponses, les sourires figés, J-P Foucault gominé, et Geneviève maquillée à en faire des cauchemars. Ce que j’adorais le plus, c’est quand la pauvre fille nous disait ce qu’elle souhaitait faire plus tard, entre chirurgien pour les enfants défavorisés, sauver le monde, faire la paix autour d’elle… Bref, un vrai bonheur. On finissait nos verres, et on partait faire la fête, insouciantes, et bien contentes de s’être payé la tête de ces miss de pacotille.
Cette année, c’est différent. Je sais pas pourquoi, moins d’insoucience, moins de second degré ? Je trouve ça triste. Voilà. Déjà, mettre l’élection des Miss le soir du Téléthon, bof bof. Oui, je sais, ça fait très moralisatrice… Mais en plus, tous ces journalistes qui resortent les histoires sordides de Miss posant à poil, qui se sont fait avoir comme des pauvres bêtes jetées en pâture, ce combat pitoyable entre Geneviève de Fontenay et Valérie Bègue. Et puis l’autre là, Sylvie Tellier, raide comme un piquet, qui joue aux mères matrones, chaperonnant et surveillant tous les faits et gestes des “filles”. Sans parler de la naïveté (on va appeler ça comme ça, c’est plus gentil) de l’heureuse élue, ça me rend triste. Et puis de voir Patrice Leconte et Benoit Poelvoorde dans le jury, ça a été le coup de grâce. Qu’est-ce qu’ils foutaient là ? Ils se le demandaient eux-même à mon avis.
C’est comme ça, tout passe, peut-être que l’année prochaine, on aura une miss Camargue de compèt’ qui me redonnera envie d’en rire ? (private joke…)
Ces petits riens, suite
décembre 7, 2008
Après ces petits riens qui font que l’on va passer une sale journée, il y a ceux aussi où on se dit “coool, la journée s’annonce bien…”.
Quand on allume la radio et qu’on tombe pile sur sa chanson préférée. Quand on retrouve un pull/t-shirt qu’on adore et qu’on croyait avoir perdu depuis un an. Quand il fait beau. Quand c’est vendredi. Quand on se réveille en sursaut à 7h et qu’on réalise qu’on est samedi. Quand on a fait un rêve de fou, style on habite sur une île déserte ou on a gagné au loto ou on est rédactrice en chef de Beaux-Arts Magazine, ou George Clooney est notre meilleur pote (bon, la liste peut se décliner à l’infini). Quand mon amour de tous les jours se lève avant moi pour changer/habiller/nourrir Babychou et/ou préparer mon petit déjeuner.
Je suis sûre qu’il y en a d’autres, mais là désolée j’vois pas.. En bonus, cadeau, une des chansons qui me met de bonne humeur quand je tombe dessus à la radio :
Ces petits riens
décembre 4, 2008
C’est drôle, certains matins, on sent qu’on va passer une sale journée. Oh, ça se voit à presque rien, des petites choses, insignifiantes me diraient certains, mais quand même, on la sent mal cette journée.
Des exemples ? (On part du principe qu’on est en retard dès le début, sinon c’est pas drôle). Quand on arrive pas à régler l’eau de la douche à la bonne température : trop chaud, trop froid, quand ça veut pas, ça veut pas. Ca marche aussi quand il n’y a plus d’eau chaude, mais là on est hors concours. Quand la route qu’on prend tous les matins est déviée pour travaux et qu’on doit faire un p….. de détour. Quand ça commence à boucher sur la route DES la sortie de l’immeuble. Quand je renverse du café sur le tout nouveau pull que je voulais montrer à toutes mes cops du boulot, juste avant de partir bien sûr. Quand il a givré pendant la nuit et qu’on doit gratter son pare-brise sans grattoir (avec ce qu’on trouve, une carte de crédit, le gps, une clé…grrrrr). Quand il n’y a plus de Nesquick/Nescafé/thé. Quand on se rend compte en arrivant au boulot qu’on s’est trompé de tupperware : on a pris le reste de semoule sans sauce au lieu du délicieux petit plat préparé la veille exprès. (Celui-là pour moi il se situe dans le top 5). Quand après avoir nourri, changé, habillé Babychou, il se met à vomir/faire popo/pipi sur lui. Au choix, ou les trois en même temps. (là on passe vraiment une très très sale journée).
Bon bah je crois que c’est pas mal pour débuter une journée ! Allez, demain, je fais la liste de tous les petits riens qui mettent de bonne humeur…
C’est la fête du slip !
novembre 30, 2008
Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais maintenant, il y a des journées mondiales ou internationales, voire même nationales pour tout et n’importe quoi. Il y a les classiques : journée mondiale de la Femme, journée mondiale de la Paix, journée mondiale de la Liberté de la presse, Journée mondiale de l’Environnement…
Mais plus récemment sont apparues tout un tas de journées assez saugrenues : journée mondiale des toilettes, journée mondiale du tricot, journée nationale des gauchers, journée mondiale du blog… Si si, je vous assure, c’est pas une blague !
Le truc, c’est : à quoi ça sert ? Certaines journées sont sans doute utiles pour sensibiliser le grand public, et l’occasion de parler de sujets peu abordés d’habitude. Ok. Mais la journée du tricot, des gauchers, du lavage des mains, du bégaiement… Chacun y trouve son compte finalement ! Vous avez du psoriasis ? Pas de souci, votre journée est le 29 octobre. De l’herpès ? Le 20 novembre. Votre compte bancaire est vide ? Le 26 novembre dernier, c’était la journée mondiale sans achats. Ouf !
Le problème dans tout ça, c’est que des thèmes graves comme la lutte contre le cancer, les mines antipersonnel ou encore la peine de mort sont noyés dans le flot de journées inutiles.
Allez, je file, je vais fêter… Quoi au fait ? Ben, la mousse au chocolat tiens, j’en ai envie. C’est vrai ça, on est pas assez sensibilisé sur le sujet !
Les ringards
novembre 24, 2008
Oui je l’avoue j’écoute Nostalgie ! Ca y est, c’est dit, j’ai fait mon coming out…
Pourquoi ? J’adore le matin écouter Joe Dassin, Christophe, Reggiani, Brel et tous les autres me raconter leurs histoires d’un autre âge, touchantes et rétros. Les amours chastes d’Adamo, la maison accrochée sur la colline de Maxime Le Forestier, la Lily de Pierre Perret… Même quand tout à l’heure la chanson “sautait” sur Michelle des Beatles, cette radio a gardé le charme des vinyles rayés.
Dans une émission de Fogiel, pour une fois un peu drôle, un de ses chroniqueurs avait fait remarquer à Sardou qu’il était le seul chanteur vivant sur la jaquette de Nostalgie avec toutes les photos d’artistes. Je crois qu’il était fier de se retrouver à côté de toutes ces légendes au contraire. Et puis c’est reposant, on retourne en arrière, à l’âge des premières boums de nos parents, on se surprend à les imaginer enlacés, timides et gauches, dansant sur “A toi” de Joe Dassin…
Attention hein, je ne suis pas en train de vous dire que c’était mieux avant, que la musique d’aujourd’hui est inaudible et tout et tout ! Je dis juste qu’on peut écouter de tout sans être traitée de ringue. Alors, ci-dessous, une de mes préférées :
Bonne nuit !
Bonjour tristesse
novembre 23, 2008
La France entière est en train d’assister au déchirement du PS, petits enfants bataillant dans la cour d’une école. Quelle désolation, quelle situation ridicule, quelle déception. Ce spectacle attristant relayé par les medias heure par heure afflige les militants, mais aussi la population entière. Quelles sont donc ces querelles de chiffonniers, ces comptages de votes, ces réglements de compte ? Centrés sur eux, ces grands pontes du PS se regardent le nombril, au lieu de se rassembler pour affronter la crise et proposer un programme qui redonne de l’espoir.
Le PS se meurt, mais depuis quand ? Depuis bien longtemps à mon avis, on assiste juste à l’éclatement d’une situation latente.
Ceci dit, il s’agit peut-être d’une crise d’adolescence, qui aboutira sans doute à un nouveau parti adulte, mature, qui aura grandi. Cette crise est nécessaire, mais au détriment des Français. Et elle tombe au pire moment. Tout le monde n’en sortira pas indemne, à commencer par Ségolène Royal…
Voilà, c’était ma minute politique, qui n’apporte rien et ne fait pas avancer le schmilblick, mais ça fait du bien de le dire.. Comme un débat politique dans une soirée entre amis en somme.
Allez, en petit cadeau, une chanson de M mon chouchou qui donne la pêche.
L’art de se déculpabiliser
novembre 20, 2008
Ca a commencé ce matin avec une petite phrase anodine de ma nounou : “Ah vous, le boulot, c’est à 200 % hein !”, tout ça parce que la veille, je n’avais pas pu déposer ni aller chercher Babychou à cause du travail… Sur le coup, je n’ai pas réagi, mais après dans ma voiture, la culpabilité est montée par vagues, doucement mais sûrement, pour se terminer en angoisse du style “est-ce que je ne suis pas en train de rater ma vie, de passer à côté de mon fils, ai-je fait les bons choix ?”. Bon, on se calme, toute mère a dû passer par là. Et puis cette culpabilité finalement ne me donnerait-elle pas bonne conscience ?
Je m’explique : culpabiliser, ça fait du bien, ça montre que l’on est une bonne maman qui se soucie de son petit, qui n’est pas centrée sur elle-même… Et si justement ne pas culpabiliser c’était ça la vraie rébellion ? Et si l’envie de prendre une journée off rien que pour soi, sans boulot, sans mari, sans bout’chou et surtout sans s’en vouloir pendant des années c’était ça la vraie liberté ? J’ose l’avouer, j’aime travailler, j’aime avoir mes journées à moi, et je ne m’en veux absolument pas. Ce sont les autres qui me rendent fautive, ce sont leur regard posé sur moi. Bon, ça va, je le vis bien hein, ça ne m’empêche pas de vivre ma vie.
De là à avouer à ma nounou que je vais prendre un jour de congé tout en lui laissant mon Titou d’amour…