L’art de se déculpabiliser
novembre 20, 2008
Ca a commencé ce matin avec une petite phrase anodine de ma nounou : “Ah vous, le boulot, c’est à 200 % hein !”, tout ça parce que la veille, je n’avais pas pu déposer ni aller chercher Babychou à cause du travail… Sur le coup, je n’ai pas réagi, mais après dans ma voiture, la culpabilité est montée par vagues, doucement mais sûrement, pour se terminer en angoisse du style “est-ce que je ne suis pas en train de rater ma vie, de passer à côté de mon fils, ai-je fait les bons choix ?”. Bon, on se calme, toute mère a dû passer par là. Et puis cette culpabilité finalement ne me donnerait-elle pas bonne conscience ?
Je m’explique : culpabiliser, ça fait du bien, ça montre que l’on est une bonne maman qui se soucie de son petit, qui n’est pas centrée sur elle-même… Et si justement ne pas culpabiliser c’était ça la vraie rébellion ? Et si l’envie de prendre une journée off rien que pour soi, sans boulot, sans mari, sans bout’chou et surtout sans s’en vouloir pendant des années c’était ça la vraie liberté ? J’ose l’avouer, j’aime travailler, j’aime avoir mes journées à moi, et je ne m’en veux absolument pas. Ce sont les autres qui me rendent fautive, ce sont leur regard posé sur moi. Bon, ça va, je le vis bien hein, ça ne m’empêche pas de vivre ma vie.
De là à avouer à ma nounou que je vais prendre un jour de congé tout en lui laissant mon Titou d’amour…
elle n’a pas à le savoir ta nounou… et puis il me semble que tes interrogations sont tout à fait légitimes. Elle a pas à te juger. C’est trop facile. Travailler c’est bon pour son épanouissement personnel aussi. Parce que tu es une maman mais une femme avant tout non ? Et être une femme épanouie ne t’empêche sans doute pas d’être une très bonne maman.
Attention c’était un commentaire hautement philosophique !